20 & 21 septembre 2008 à Rueil-Malmaison

Le week-end du 20 et 21 septembre, on était réunis à Rueil-Malmaison pour l'écoute du système OnkenW.

L'installation s'est effectuée le samedi en milieu d'après-midi :

À l'issue de l'installation, les écoutes à thème libre ont commencé.

Le dimanche matin les premiers arrivés (FrançoisD, et Raoul) accueillent Guy et procèdent à la mise en place de son matériel :

Guy a été invité à présenter ce convertisseur qui permet la mise en œuvre de diverses configurations de filtrage.
Ce petit comité va profiter de ce matin calme pour effectuer des écoutes comparatives "en primeur" du programme de l'après-midi.

L'après-midi, Guy a la parole. Il présente rapidement le convertisseur MSB qui utilise des dacs « maison » de type source de courant + échelle de résistances R-2R (technologie parallèle) et peut fonctionner avec ou sans oversampling. Il n'a pas de filtre anti-aliasing hardware, le filtrage est effectué dans le domaine digital et les filtres sont chargeables par lecture d'un fichier gravé sur un CD.

Ensuite, en collaboration avec Ludovic et FrançoisD, ils réalisent un programme de comparaisons croisées :

Nous avons écouté sur la source PC/Lynx, différentes versions d'un même enregistrement numérisé en DXD 24/352.8, puis édité en 24/192, 24/96 et 16/44 issu du site 2L).

On a aussi joué des disques vinyles pour varier les plaisirs. On avait notamment des enregistrements disponibles en CD et en vinyle, d'autres dans des pressages vinyles originaux US et européens.

Jérôme

Dimanche midi : barbecue, parfait comme d'habitude. Merci aux cuisinier-ère-s !

Personnellement, je n'ai pas entendu de différences déterminantes entre les différents filtre anti-alliasing ni entre les divers encodages (16/44, 16/48, 24/96, 24/192), mais l'enregistrement test n'était manifestement pas idéal pour ces comparaisons.

Parmi les sources en présence, j'ai préféré le CD4000 modifié, que j'ai trouvé plus équilibré et plus doux, les autre sources apportant des duretés.


 
Véronique et Yves

Pour ce qui est de l'ambiance comme toujours un très bon moment. Bravo pour la tarte-tatin de Dominique 'Smile'.

Samedi montage en un temps record. Je trouve que l'on a beaucoup progressé de ce côté le système a été opérationnel très rapidement. L'écoute nous a posé un challenge comme toujours dans le bas médium, dû probablement à la salle et à la coupure trop haute des OnkenW. Après quelques réglages du système et nos cerveaux filtrants ces imperfections on a pu écouter de la musique.

Dimanche le but que nous nous étions fixé était d'essayer de comparer un (en fait plusieurs) enregistrement fait en 16/44, puis 24/96 et 24/192. Nous avons eu le plaisir d'avoir la visite de deux audiophiles que nous ne connaissions pas et qui par leurs commentaires ont montré l'intérêt qu'ils ont porté à ce genre d'expérience.

Comparaison du même morceau, vinyle CD .. upsamplé 4X ou idem (quelque soit la source CD) gagnant le vinyle .. haut la main. Ce qui met le doigt si besoin était sur le massacre des ingés-son qui remixent.

Comparaison CD Marantz tweaké avec Jolida/Platinium .. gagnant le Marantz. plus doux plus fluide plus réaliste. Le Jolida/Platinium a pour intérêt de permettre d'utiliser des filtre qui modifient sensiblement la perception de ce que l'on écoute. On est donc passé en changeant de filtre d'une écoute dure (table de guitare en plastique, piano agressif..) à une écoute plus douce mais beaucoup plus feutrée où on avait l'impression que l'on avait mis un voile devant les instruments. Peut-être qu'un filtre très fouillé pourrait apporter en fonction de ses goûts propres une écoute satisfaisante. Le problème étant que cela pourrait être satisfaisant sur un morceau (jazz avec basse et batterie) mais qu'en serait-il avec un autre morceau (classique violon/piano).

Bref la recherche de neutralité nous ramène toujours à la réalité.. c'est dur ! et se pose la question du rapport objectif/prix, objectif au sens objectif personnel. Entre le Marantz et le Jolida/Platinium la différence de prix est très importante et le seul intérêt d'écouter un CD en 24/96 pourrait justifier le choix du Platinium "si on pouvait entendre une différence". Ce n'est visiblement pas le cas pour les écoutes que nous avons faites.

En tout cas un grand merci à Guy qui a pris le temps de préparer cette démonstration et nous a livré quelques explications sur ses buts et motivations dans le choix de ce système et sa quête de qualité de reproduction sonore.

Pour ce qui concerne l'écoute sur PC .. vive le vinyle


 
Ludovic

Parmi les sources en présence, j'ai préféré le CD4000 modifié, que j'ai trouvé plus équilibré et plus doux, les autre sources apportant des duretés. (Jérôme dixit)

Tu voudrais que sur un système critiqué pour sa faiblesse dans le bas médium, le CD4000 fasse des merveilles pour compenser ce problème ?

Trêve de plaisanterie, le CD4000 modifié est pas mal pour le prix. Mais je préfère tout de même nettement la solution PC+Lynx, car pour moi elle est capable de fournir un message nettement plus varié que le CD4000, peut-être au détriment du confort d'écoute sur le système MELAUDIA, mais c'est peut-être le système qui est en cause.


 
Guy

Par rapport à mes visites précédentes, l'écoute du système MELAUDIA diffère nettement, le haut médium est saillant. En début d'après-midi, un auditeur a relevé le niveau des caissons ONKEN, pas suffisamment pour établir un équilibre tonal irréprochable à mon goût, le haut médium prédominant toujours.

En bas c'est tenu, mais en net retrait, la perception de « la matière » en est pénalisée. Les différences de restitution qui s'exprimaient dans le bas médium, clairement perceptibles en avril (en fonction des sources utilisées vinyle ou PC) sont estompées. À l'inverse, la sensation de lourdeur et de lenteur du grave-bas médium a disparu, il y a davantage de cohérence dans le comportement du système.

À l'écoute de la source PC/Lynx, l'impression de manque de dynamique (par comparaison avec la source vinyle) qui avait suscité mon étonnement en avril, a disparu aussi, désormais la source PC/Lynx fait jeu égal sur ce terrain.

L'image est complexe, avec une sensation d'espace sur certaines combinaisons source/réglage/enregistrement, mais une difficulté persistante à construire une scène crédible.

En dépit de ces imperfections, auxquelles le local d'écoute contribue pour une grande part, le système MELAUDIA s'est avéré suffisamment résolvant pour la réussite des écoutes comparatives.

L'impact sur la reproduction sonore des filtres anti-aliasing et de l'oversampling, opérés par le Dac MSB, a été mis en évidence, révélant au passage la complexité des problèmes soulevés par la numérisation du son, ainsi que la diversité des préférences des auditeurs.

Pour résumer - peut-être un peu rapidement - les avis entendus, le filtre 'Temporal' produisait une restitution plutôt « naturelle, proche du vinyle », tandis que le filtre 'Extended frequency', était beaucoup plus résolvant. Pour ceux qui veulent en savoir davantage sur ce sujet pointu, voir les graphes disponibles sur le site du constructeur : http://www.msbtech.com/support/supportHome.php.

Encore merci à l'équipe MELAUDIA, à ses cuisiniers et à ses pâtissiers, au plaisir de se revoir.


 
FrançoisR

La comparaison des sources numériques a été intéressante, les différences étant très marquées.

J'ai préféré le filtre anti-aliasing sur le DAC MSB, il apportait une restitution plus douce que le filtre qui privilégiait la fréquence haute au prix d'une dureté excessive. Mais au final, je choisirais aussi le Marantz qui me semblait la plus musicale des sources numériques en présence.

À propos du débat "analog vs digital". Nous avions deux enregistrements disponibles en vinyle et en CD : la différence entre les sources était très, très importante, et ce, en faveur du vinyle. Cela conduit à se poser de sérieuses questions sur la qualité des reports depuis des bandes vers le CD. Il semble que les ingénieurs du son s'en donnent à cœur joie avec les nombreux boutons de leurs consoles et PC, mais manifestement au détriment du résultat final.

En ce qui concerne le système MELAUDIA, je reviendrai, une fois de plus, sur mon obsession des problèmes de bas-médium des Onken-W. Les débats font rage...

Nous avons aussi essayé d'alimenter les TAD/Ledauphin avec le Hiraga et le résultat m'a semblé meilleur qu'avec le 845. L'impédance de sortie élevé de cet ampli n'y est certainement pas pour rien.

Merci à Guy pour le temps passé.


 
Raoul

Sans doute du fait de l'annonce tardive de la rencontre, nombre de nos visiteurs habituels n'étaient pas au rendez-vous. Mais comme à chaque fois, on a eu le plaisir de la visite de 3 ou 4 personnes qui venaient pour la première fois et qu'on a parfois le plaisir de revoir par la suite.

La lecture vinyle est toujours un régal. Avant qu'on ne dispose de cette TD125, on a longtemps utilisé une Goldmund Studietto.

Je vais oser une comparaison entre ces deux platines, en prenant le risque de faire jouer ma mémoire auditive et en faisant abstraction du fait qu'elles ne jouent pas avec la même cellule (des DL103 différentes). Il me semble que la TD125 est plus dynamique et la Studietto plus subtile, plus nuancée.

La comparaison des filtres réalisée le dimanche matin a été des plus intéressante. Entre le filtre fourni en "monte d'origine" sur le MSB, le deuxième qui respecte la phase temporelle et le dernier qui est censé étendre la bande passante, j'ai préféré le deuxième, qui donne un son semblant plus naturel.

Le PC/Lynx me semble un peu dur, bien que parfaitement écoutable et d'un excellent niveau de résolution.

Le Marantz le challenger qu'on n'attendait peut-être pas, était loin d'être ridicule. Il se payait même le luxe de sembler donner une restitution la plus charnelle des trois sources numériques, mais en retrait sur le plan de la définition.

Quant à la comparaison entre les formats 24/192, 24/96 et 16/44, le seul morceau qu'on avait à notre disposition ne paraissait pas présenter des qualités initiales suffisantes pour l'exercice.

On a eu l'occasion de faire des comparaisons de diverses éditions CD et vinyles.

Bob Dylan/Desire :

Bob Marley/Exodus :

Ray Brown/The Red Hot :


 
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