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En route pour le Festival de Blues de Cognac fin juillet 2007, je me suis détourné sur Clisson (Loire Atlantique), le temps d'une courte visite chez Gilbert.
Je suis resté à peine deux heures. C'était bien trop court pour appréhender les deux systèmes installés et profiter du plaisir de la conversation. Les impressions qui me sont restées sont une restitution d'une grande cohérence ainsi qu'un bel équilibre de l'ensemble des registres reproduits, sans esbrouffe. Jamais on n'a la sensation de rentre-dedans, tout passe avec aisance et naturel.
Un échange sur un forum, sur fond de polémique numérique/analogique, a donné à Gilbert l'occasion de décrire son installation, d'une manière bien plus précise que le compte-rendu que je m'apprêtais à rédiger à partir de notes prises à la va-vite. De plus, son post permet de découvrir son approche de l'écoute musicale ainsi que sa sensibilité vis-à-vis des multiples aspects de la restitution sonore.
[http://forums.delphiforums.com/HAUTE_FIDELITE/messages/?msg=24512.1322]
Ah tu veux du précis, du net du sans bavures... bon et bien prépares toi à "pleurer"...
Quand tu dis que le CD est équivalent au vinyle, de quoi tu parles exactement ?
Uniquement de mon "émotion" du fait que tu plonges dans ce que t'apporte la musique et que tu "oublies" en deux à trois secondes tous les dispositifs mécaniques, électroniques et acoustiques qui se trouvent sur le chemin de la musique... et parfois lorsque l'œuvre démarre sur les chapeaux de roues c'est le frisson et la chair de poule "garantie".
Il est équivalent à un vinyle lu sur une platine a galet genre 124, a courroie genre linn, à entrainement direct genre Technics, avec quel type de tête de lecture, mono plutôt du style DL 102 ou plutôt du style SPU ou alors, il est équvalent au résultat que donne une cellule stereo à diamant plutôt sphérique comme la DL103, ou elliptique comme tant d'autres ?
Oui c'est équivalent à une lecture faite sur une EMT 930 St avec un galet neuf et un moteur en parfait état dont les phases sont réglées aux "petits oignons", correcteur EMT monophonique avec le bras EMT 959 équipé d'une tête de lecture EMT équipé d'un diamant ( quelques dizaines d'heures d'écoutes ) sphérique d'un diamètre de 25 microns... et en // d'un bras de ma fabrication comportant une tête Clément à réluctance variable équipé d'un saphir sphérique de 25 microns ( environ 100 heures d'écoutes ) attaquant un correcteur de gravure, clone de Pultech PC10.
Les deux correcteurs attaquant en liaison symétrique 600 ohms l'entrée symétrique du module de base UCD 180, alimenté par l'intermédiaire d'une alimentation équipée d'un transformateur bobiné "amoureusement" par mes petites mains sur de la tôle à faibles pertes, M6, travaillant avec une induction maximale de l'ordre de 0,7 Tesla.
Filtrage self Kanéda et transformateur de sortie de puissance ( 50 watts r.m.s. ) rapport 1:1 bande passante 15 Hz à 50 KHz pour 50 watts r.m.s.
Le lecteur de CD est un banal Philips 723 dans son jus avec une sommation des deux cannaux par un transformateur également bobiné par mes soins "amoureusement" ( je bobine toujours avec beaucoup d'amour... ) primaire deux fois 600 ohms sur les sorties analogiques du 723 et secondaire 600 ohms à l'identique des sorties XLR de l'EMT et du Pultech.
La lecture de disques monophonique par une tête stéréophonique qu'elle soit : SPU Gold, Yamaha 07, DL103 r et DL103s est "toujours" très " nettement moins bonne qu'avec les têtes monophonique pré-citées.
Je précise que à part la DL103S et la Yamaha les diamants sont tous des sphériques 15 microns.
Et il est équivalent à quel type de bras, long ou court, lourd ou léger ?
Les comparatifs sur lectures stéréophoniques / monophonique sont faites entre un bras SME 12" ancien avec bien évidemment couteau métal, un bras Lustre de 10" pour la stéréo et le bras de 10" EMT 959 et le clone de bras "lourd" Clément que j'ai réalisé, sa longueur est de 300 mm, il ne possède pas d'anti skating.
Dernier point : la lecture avec la tête Clément est plus "sensuelle" que celle de la TSM 25 EMT, la Clément, je pense, te plairait bien plus que l'EMT qui est plus analytique.
Du même genre qu'une SPU-Gold qui est plus "putassière" qu'une EMT TSD15...
Et il est équivalent à quel type de préampli phono. RIAA passif ou actif, tubes ou transistor ?
Les correcteurs de gravures R.I.A.A stéréophonique sont des "clones" du correcteur Pultech PC10 réalisé dans des chassis en inox amagnétique avec des résistances à haute stabilité spéciales réalisées pour l'armée du temps ou elle avait des crédits, illimités !! les tubes d'entrée ECC83 sont des Bellevue à anode nickel, les ECC82 des Philips, l'alimentation HT et filament ( en continu ) est séparée.
Le préampli est le RCS 2.2x attaquant un filtre passif en 18 dB/O JMLC avec buffer d'entrée utilisant des Nuvistors 7586 et dont l'impédance de sortie est de l'ordre de 32/35 ohms de 15 Hz à 100 KHz, ce filtre actuellement en deux voies ( une troisième voie peut être commuté sans problème ) attaque un ampli à Mosfets Kenwood de deux fois 80 watts qui alimente des Altecs 416 8-a montés dans des Stromberg Karlson, fréquence de coupure = 640 Hz, la seconde voie étant constituée de JBL 2441 montés sur les trompes de Marco des J322.
Pour la platine EMT 930 St le correcteur monophonique, est à transistors et comporte bien évidemment le transformateur d'entré EMT ainsi que celui de sortie, sortie symétrique 600 ohms sous XLR.
Le clone de Pultech PC10 est réalisé avec alimentation HT et filament ( alternatif ) incorporé sur un ch‰ssis métal, il n'y a pas de transformateur en entrée la cellule Clément à réluctance variable ayant un niveau de sortie de l'ordre de 20 millivolts ( excellent pour le rapport signal/bruit ) la ECC83 d'entré est encore une Bellevue avec anode nickel, les autres tubes sont des NOS Philips et Mazda.
Le transformateur de sortie est un L.I.E. Belin 15 K/600 ohms, sortie également en symétrique 600 ohms sous XLR.
La sélection Clément / EMT / 723 est faite par un sélecteur commutant en symétrique les 3 sources.
L'ensemble de HP est actuellement un quatre voies ( une pure branlette intellectuelle de mon fait !!! ) comportant en bas un 46EX Fertin, excitation 11,6 volts, monté dans une enceinte de l'ordre de 450 litres avec une charge BR dont les évents sont amortis par de la laine de verre, la coupure en 12 dB est à 400 Hz, au dessus le pavillon Iwata san avec sa fréquence de coupure acoustique de 220 Hz que je coupe donc en 12 dB/O à 400 Hz et 2000 Hz toujours en 12 dB/O, le moteur étant un JBL 2482 avec une membrane Radian, au dessus le petit Iwata san équipé d'un JBL 2425, coupure toujours en 12 dB/O 2000 Hz et laissé filant en haut ( ça commence à chuter vers les 11/12 KHz ) et tout en haut un JBL 077 avec le pavillon œil de chat en bronze marine qui est en 12 dB/O à 12 KHz...
Donc soit plus précis quand tu dis que CD et vinyle c'est pareil. J'imagine que tu peux le faire. Je suppose en effet que ta connaissance du vinyle dépasse celle de Suave, tu dois donc être capable de mieux qualifier ton équivalence pour qu'enfin je comprenne, quand un amateur de CD me dit que la lecture numérique a enfin atteint le niveau de la lecture analogique, je sache de quel type de lecture analogique il parle (sinon, il passe pour un gros charlot à mes yeux).
Si je te dis qu'à l'écoute en partant d'une gravure monophonique en "parfait" état ou à la limite inférieure d'écoute, disons 40 dB il n'est pas perçu, dès l'attaque active du sillon un quelconque souffle ou bruit de surface ( j'ai quelques disques dans cet état ) par rapport à un CD restituant une gravure monophonique ou stéréophonique, donc sommée en mono, gravure en général faites avec un grand soin, souvent en 20 bits réels en partant des "bandes de magnéto" master d'origine souvent lue sur le "même" magnéto de mixage général, je suis incapable de savoir si j'écoute du vinyle ou du CD, tu vas bien évidemment ne pas me croire... et pourtant !!
La seule différence, non systématiques, mais qui existe sur certains vinyles est que la dynamique "ressentie" semble ou est (?) perçue comme plus importante sur le... vinyle... et je crois que c'est dû au miracle d'une bonne compression !!!
Je reste sur des aspects "audiophiles" sans aucune ironie, car du coté émotionnel et "plaisir" tu dois savoir que ma religion est faite.
Par contre je te confirme que ce type de lecture monophonique sur un ensemble, qui n'est certainement pas le top du top, mais qui est optimisé à mon goût, et tu dois le constater chez toi est "sans" pitié vis à vis des enregistrements de mauvaises qualité, que ce soit la prise de son, le mixage, la gravure etc....
J'ai constaté que certains Philips monophonique sont d'une platitude confondante, hélas, les meilleurs étant ceux de provenances US des années d'or 1950/1970 dans pratiquement tous les Labels, les seules productions Européennes "toujours" égales en qualités étant les pressages DECCA ffrr ou ffss...
En espérant avoir répondu, un peu plus précisément à tes demandes complémentaires et en espérant ne pas trop avoir emmerdé ceux qui n'ont rien à faire de ces débats sibyllins (!!).. et en te renouvelant mon invitation à passer chez moi "seulement" en écoute monophonique ( tu peux apporter tes disques... même le Trini que j'aime bien !!! )
De fait j'ai des galettes vinyle et des "CD" qui sont difficilement écoutable positivement.
Je te salues...
tube44
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